La vengeance de Voldemort
Lorsque Harry retrouva ses esprits, il aperçut de façon
un peu flou, le plafond blanc de l’infirmerie de Poudlard. Harry essaya de se
relever mais il retomba sur le lit, en laissant échappé une faible plainte. Sa
cicatrice était encore douloureuse, comme tout le reste de son corps,
d’ailleurs. Il réussit cependant à attraper ses lunettes sur la table de
chevet.
“Harry ?”
Cette exclamation soudaine le fit sursauter. Ayant remis
ses lunettes, Harry aperçut Hermione et Ron, assis près du lit, l’air anxieux
et fatigués.
“Madame Pomfresh ! Harry vient de se réveiller !”
s’exclama Hermione.
Aussitôt, l’infirmière de l’école surgit de son bureau,
sans avoir laissé à Harry le temps de dire quoi que ce soit, un gros morceau de
chocolat à la main.
“- Ah ! Harry, heureuse de te voir enfin réveillé !
lança-t-elle.
- Pourquoi enfin
? s’étonna Harry.
- Ca fait trois
semaines que t’es dans les pommes, mon vieux ! expliqua Ron, en souriant.
- Trois semaines
? Et qu’est-ce qui s’est passé...?”
- Au lieux de
poser des questions, mange ça, plutôt ! ordonna Madame Pomfresh en lui fourrant
le chocolat dans la bouche, empêchant Harry d’en savoir plus.
- Harry, tu nous
as fait une de ces peurs ! murmura Hermione. On commençais à croire que...!
- Hermione !
l’interrompit Ron, un peu pâle mais affichant un grand sourire. Ce n’est pas le
bon moment pour lui dire ça !”
Madame Pomfresh intervint alors.
“Vous deux, vous feriez bien de retourner dans votre
salle commune ! ajouta-t-elle à l’adresse de Ron et Hermione. Il a besoin de
repos ! Vous pourrez revenir cet après-midi, si vous voulez ! Et puis....”
La porte de l’infirmerie s’ouvrit alors, interrompant
l’infirmière. Le professeur Dumbledore entra dans la pièce, accompagné de
“Laurent”, qui affichait une expression sinistre. Harry sursauta à nouveau,
incrédule. Un sourire éclaira le visage de “Laurent”, en croisant le regard de
Harry.
“- Bonjour Pompom. Alors comment va Harry ?
- Il vient juste
de se réveiller, monsieur le directeur !” répondit Madame Pomfresh en désignant
Harry qui, stupéfait, croisa le regard de Dumbledore.
Celui-ci sourit.
“- Je crois que Harry aurait besoin de quelques
explications ! remarqua-t-il. Mais pas maintenant !
- Mais...?
- Plus tard,
Harry ! le coupa Dumbledore. Tu as vécut une dure épreuve, il faut que tu te
repose ! Ce n’est ni l’endroit, ni le moment de tout t’expliquer ! Alors
repose-toi, d’accord ?
- D’accord !
marmonna Harry, juste avant que Madame Pomfresh ne l’oblige a avaler un autre
morceau de chocolat, aussi gros que le précédent.
- Bon, Harry, je
viendrai te voir plus tard ! En attendant, j’ai des petites choses à faire ! Venez,
tous les trois !” ajouta Dumbledore, à l’adresse de Ron, Hermione et “Laurent”.
Les trois adolescents adressèrent un dernier regard à
Harry et quittèrent l’infirmerie, accompagnés de Dumbledore. Harry se retrouva
donc, seul et encore stupéfait, avec Madame Pomfresh.
“- Bon, si tu refuse de m’écouter, tu obéira peut-être au
directeur ! intervint-elle. Alors, repose-toi bien !
- Oui, oui ! j’me
repose !” assura Harry, en se rallongeant, peu désireux d’essayer un quelconque
médicament de l’invention de Madame Pomfresh.
Quand celle-ci eut disparut dans son bureau, Harry resta
un long moment songeur, fixant le plafond. Finalement, encore épuisé, et sous
le coup de la surprise, il finit par se rendormir.
Harry passa ainsi six jours à l’infirmerie, sous les bons
soins de Madame Pomfresh. Ses coéquipiers furent autorisés à venir le voir,
cinq minutes, le deuxième jour.
“- Hé, Harry ! Ca va mon pote ? lança Fred.
- Ron nous a
raconté, en partie, ce qui s’était passé ! expliqua Angelina.
- Alors, tu crois
que tu sera sur pied pour le match contre Serpentard ? demanda Georges.
- Pourquoi, c’est
quand ? s’inquiéta Harry.
- Dans une
semaine ! le rassura Katie. Les Serpentard ont gagnés contre les Poufsouffle
qui ont eux-même perdus contre Serdaigle !
- En tout cas !
intervint Madame Pomfresh en sortant de son bureau. Il sera hors de question
qu’il joue, s’il ne se repose pas ! Allez, dehors !
- A demain Harry
! lancèrent ses coéquipiers, avant de sortir de la pièce.
- Madame Pomfresh,
vous pensez vraiment que je pourrai participer à la finale ? demanda Harry,
lorsque ses deux amis furent sortis.
- Si tu te
repose, peut-être ! Allez, mange ça, ça ne te fera que du bien ! ajouta l’infirmière
en lui donnant un gros morceau de chocolat. Vraiment, tu es un abonné à
l’infirmerie, toi. Depuis que tu es au château, tu y viens chaque année ! Assez
parler, essaye de dormir un peu, maintenant !”
Sur ses mots, Madame Pomfresh retourna à son bureau,
laissant Harry seul dans la pièce.
Les
autres Gryffondor, ainsi que les Poufsouffle et Serdaigle, lui apportèrent bon
nombre de bonbons et friandises ( Dragées surprises de Bertie Crochue,
Patacitrouilles, Ballongomme du Bullard, Fondants du chaudrons et même des Nids
de cafards). Ron et Hermione, eux, venaient le voir tous les jours, souvent
accompagnés d’un gros chien noir et hirsute, qui n’était autre que Sirius, sous
sa forme de chien.
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